Débarqué du RC Lens cette année, Aymeric Daval a trouvé refuge à Arras. Pour un choix qu'il ne regrette pas, alors que son équipe affrontera Tefana, samedi à Papeete.
Ceux qui ne connaissaient pas encore Aymeric Daval l'ont certainement découvert lors du match entre Lens et Arras. Il a d'abord dégoûté Maoulida, avant de renvoyer à ses chères études un certain Boukari. « Oui, j'étais revanchard. J'avais envie de faire le match parfait car il me tenait à coeur de prouver à certaines personnes qu'elles s'étaient trompées. » Car si le parcours à Lens d'Aymeric s'est arrêté cet été, il avait débuté seize ans en arrière dans le Jura, dans un petit club près de Dole. « Je n'avais que quatre ans. Mais mon père étant dirigeant, j'ai pu commencer beaucoup plus tôt. » Le jeune Daval rallia ensuite Melun, dans les valises du père, militaire de carrière. « J'ai joué deux ans là-bas, avant de rejoindre Laon, pour deux autres années. » Dans l'Aisne, Aymeric se fera repérer par Lens où il atterrit à l'âge de 12 ans. C'était en 2000. « J'ai passé huit bonnes années à Lens. J'ai côtoyé des garçons comme Monnet-Paquet, Camille, Blanc ou Roux. » Avec de bons souvenirs ? « Bien sûr, puisque nous avons gagné de nombreux tournois en France mais aussi à l'étranger.
» Il gardera également un bon souvenir de son passage en sélection régionale où, pour la première fois, les gars du Nord - Pas-de-Calais s'imposèrent en Provence. « Ce match m'a marqué, car, après, tout le monde nous parlait de ce succès. » Avec une telle réussite, pourquoi le RC Lens lui a-t-il alors montré la porte ? « Depuis que j'étais stagiaire pro, j'alignais les blessures. J'ai enchaîné trois fractures la même année. J'ai également rencontré des pépins musculaires et je n'ai jamais fait une saison complète. Pourtant, j'estime avoir une hygiène de vie impeccable. Il ne m'a manqué qu'un peu de chance. »
Alors, au printemps dernier, Aymeric, 20 ans, se met en quête d'un club. Direction Martigues, mais « cela n'a pas été concluant. » Pau (CFA) le voulait mais l'affaire a traîné. Après un contact avec Hazebrouck, Aymeric se rend à Arras pour voir un match amical de fin de saison entre Arras et Lens. Blessé à la cheville, il est spectateur et croise Stéphane Tousart, le nouvel entraîneur arrageois qui avait, sur ses tablettes, les noms des Lensois non conservés : « Nous avons discuté. Il cherchait des défenseurs et moi, je voulais un club avec un projet qui me donne du temps de jeu. Je ne le regrette pour rien au monde. Ici, je suis très bien au sein d'un super groupe avec une ambiance qui fait plaisir à voir. Les installations sont correctes et côté football, je me régale depuis le début de saison. » Et quand on évoque avec lui l'avenir, la réponse fuse : « Au fond de moi, j'ai toujours envie de rebondir. Mais je serai fidèle à Arras. Si je pars, ce sera dans un club qui me fera venir pour jouer, avec un projet aussi clair que celui d'Arras. Je veux poser mes valises et pourquoi pas monter en CFA avec Arras. » Propos posés d'un garçon adorable, qui sait ce qu'il veut sur un terrain. •